Le retour du lin : Ce que le lin peut nous apprendre sur la reconstruction du système textile canadien
In April, members of FTA’s team joined researchers, farmers, designers, and industry partners in Halifax for a workshop at NSCAD University focused on flax - the plant that gives us linen. Supported by the Social Sciences and Humanities Research Council (SSHRC), the workshop was hosted by the Flax Fibre to Fabric research group comprising eight research leads from four different Universities.
Mais la conversation est vite devenue bien plus que cette seule fibre.
Le lin nous a indiqué ce que le système textile canadien comprenait autrefois, et ce qui pourrait encore être possible à reconstruire.
Un modèle que Fibre Canada connaissait autrefois bien
Avant que les chaînes d’approvisionnement textiles ne se mondialisent autant, le Canada avait une relation beaucoup plus étroite avec les matériaux que nous utilisions pour fabriquer des vêtements et textiles.
Flax faisait partie de cette histoire. En 1914, le Canada possédait environ 4 000 acres de lin fibreux en culture; en 1918, cette superficie avait atteint environ 20 000 acres.
Il pouvait être cultivé localement, transformé régionalement, filé en lin, usé, réparé, réutilisé, puis finalement retourné à la terre.
Avec le temps, ce système s’est estompé. L’infrastructure de transformation a décliné, les connaissances techniques ont été perdues, la fabrication a été déplacée à l’étranger, et les fibres naturelles comme le lin ont été remplacées par des alternatives moins coûteuses et plus rapides.
Aujourd’hui, même lorsque le lin est cultivé ici, il doit souvent quitter le pays pour être transformé. Cela signifie que le Canada perd à la fois de la valeur et des opportunités tôt dans la chaîne.
Le lin pourrait-il revenir?
Nous réalisons que le lin représente quelque chose que le système textile actuel manque.
Il peut être cultivé régionalement. Il peut soutenir des voies de matériaux à faible impact. Il est biodégradable dans les bonnes conditions. Et il a des usages potentiels bien au-delà des vêtements.
Mais un regain d’intérêt pour le lin ne concerne pas seulement la durabilité. Il s’agit de reconstruire la capacité.
Grâce à l’atelier trimestriel du NSCAD, quelque chose est devenu clair : ramener le lin ne consiste pas à relancer une seule récolte. Il s’agit de reconstruire le système autour de lui.
Le Milieu Manquant
L’un des plus grands défis abordés n’était pas seulement l’agriculture ou la conception, mais tout ce qui se trouve entre les deux.
Le Canada manque actuellement d’une grande partie de l’infrastructure nécessaire pour transformer le lin en textiles finis à grande échelle, y compris la capacité de filage, de filage, de tricot et d’infrastructures de filature humide. Il existe aussi des lacunes dans l’expertise technique.
Cela signifie que même une fibre de haute qualité peut perdre de la valeur si elle n’est pas traitée correctement.
En d’autres termes, nous n’avons pas seulement besoin de cultiver du lin. Nous devons construire un système qui lui permette de devenir quelque chose d’utile, de valeur et de durabilité.
Au-delà du lin
L’une des idées les plus convaincantes explorées lors de l’atelier était la façon dont le lin pouvait soutenir plusieurs industries à la fois.
Les longues fibres peuvent être utilisées pour des textiles comme le lin, tandis que le shive peut être utilisé dans des matériaux de construction tels que l’isolation, les panneaux et les systèmes muraux à faible émission de carbone. Les matériaux résiduels peuvent avoir un potentiel dans des applications sur papier ou biochar.
C’est important parce qu’un système viable de lin ne peut pas dépendre d’un seul marché. Elle a besoin de plusieurs voies pouvant utiliser différentes parties de l’usine et soutenir un dossier d’affaires plus solide.
Une opportunité régionale
Ce qui rend le lin particulièrement intéressant au Canada, c’est son potentiel à ancrer les systèmes régionaux.
La discussion à Halifax a mis en lumière un modèle qui inclut l’agriculture et la transformation locales, la fabrication régionale, la réparation et la réutilisation, ainsi que la réintégration éventuelle par des voies comme le compostage.
Dans l’Atlantique canadien, les premiers éléments de ce modèle prennent déjà forme, avec l’engagement des agriculteurs et l’émergence de structures de paiement pour la paille de lin.
Il ne s’agit pas seulement de mode circulaire. Il s’agit aussi du développement économique régional.
Ce qu’il faudra pour réussir?
Si le lin veut prospérer à nouveau au Canada, il faut être clair sur ce qui manque.
Nous avons besoin d’investissements dans les infrastructures de transformation. Nous avons besoin de la demande des acheteurs, non seulement dans la mode, mais aussi dans la construction, le papier et d’autres secteurs. Nous avons besoin de données, de normes et de cadres comptables carbone. Et nous avons besoin de politiques et d’approvisionnements pour aider à créer les conditions nécessaires à la croissance de ces marchés.
Surtout, nous devons cesser de traiter les matériaux comme des solutions isolées.
Le lin ne réussira pas simplement parce que c’est une meilleure fibre. Elle réussira si l’agriculture, la transformation, la fabrication, les marchés et les politiques sont conçus pour fonctionner ensemble.
Plus qu’une histoire de retour
Le lin est souvent présenté comme un retour à quelque chose que nous avions autrefois.
Mais l’occasion maintenant n’est pas de recréer le passé. C’est pour bâtir quelque chose de meilleur.
Un système canadien de lin pourrait nous aider à valoriser les matériaux différemment, soutenir les économies régionales, réduire le gaspillage et reconnecter ce que nous cultivons à ce que nous produisons localement.
La vraie leçon du lin ne concerne pas seulement le lin. Il s’agit de ce qu’il faut pour reconstruire un système textile durable qui fonctionne réellement.
C’est exactement le type de collaboration au niveau des systèmes que le CCTC (Consortium canadien des textiles circulaires) a été créé pour soutenir, aidant le Canada à passer de solutions isolées à une action coordonnée à travers toute la chaîne de valeur textile.
Le CCTC explore actuellement des solutions Fabriqué au Canada sur une gamme de fibres naturelles, pas seulement le lin. Plutôt que de simplement promouvoir ces matériaux, le projet vise à évaluer si le Canada a, ou pourrait réellement développer, l’infrastructure, la coordination, les conditions de marché et la viabilité économique nécessaires pour soutenir des systèmes circulaires de fibres naturelles à grande échelle.